La facturation en micro-entreprise, de A à Z
Comprendre les règles essentielles pour facturer en micro-entreprise, sans transformer cette page en mode d'emploi interminable.
La facturation micro-entreprise commence dès le premier euro encaissé : vous devez pouvoir justifier vos ventes, suivre vos paiements et remettre un document conforme quand la situation l'exige. Cette page sert de point d'entrée pour comprendre les grands principes de la facturation auto-entrepreneur : facture, devis, numérotation, absence de TVA, cas particuliers et réforme à venir. Elle donne les réponses courtes et renvoie vers les guides détaillés quand un sujet mérite d'être traité à fond.
L'objectif n'est donc pas de remplacer chaque guide pratique, mais de vous aider à choisir le bon chemin. Si vous cherchez une règle précise, commencez ici, puis ouvrez le spoke correspondant pour le détail légal, les exemples et les modèles.
Les obligations de base
Une facture de micro-entrepreneur doit identifier clairement le vendeur, le client, l'opération et le montant à payer. On y retrouve notamment votre identité, votre numéro SIREN, la date, le numéro de facture, le détail de la prestation ou du produit, le total à régler et, si vous êtes en franchise, la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». La numérotation doit rester chronologique et continue. Le devis, lui, permet de cadrer la mission avant signature ; il est recommandé dans beaucoup de prestations et obligatoire dans certains cas.
Retenez surtout la logique : une facture doit être traçable, compréhensible par le client et cohérente avec votre livre de recettes. Les cas limites se traitent ensuite dans les guides spécialisés.
Facturer sans TVA en franchise
Beaucoup de micro-entrepreneurs facturent sans collecter de TVA grâce à la franchise en base. Dans ce cas, le prix affiché au client est le prix à payer, et la facture doit signaler l'absence de TVA avec la mention adaptée. Cette simplicité ne dispense pas de surveiller les seuils : quand votre activité progresse, le passage à la TVA peut changer vos prix, vos modèles de facture et votre relation client.
Ne confondez pas « sans TVA » et « sans obligation » : la facture reste un document comptable à conserver, même si aucune taxe n'est collectée.
Comprendre la TVA en micro-entrepriseLa réforme de la facturation électronique
La réforme change surtout la manière dont les factures circulent entre professionnels. À partir de septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques ; l'émission devient ensuite progressive à partir de septembre 2027. Les factures devront passer par un format structuré, comme Factur-X, et transiter via une plateforme agréée. Même les micro-entrepreneurs en franchise de TVA sont concernés par certains flux de transmission, notamment l'e-reporting.
À ce stade, le bon réflexe consiste à comprendre le calendrier, identifier vos clients B2B et vérifier si votre outil de facturation saura suivre la réforme.
Les cas particuliers
Facture d'acompte
Un acompte doit être tracé et rattaché à la facture finale pour éviter les écarts de paiement.
Client étranger
La facture dépend du pays du client, de son statut professionnel et du traitement TVA applicable.
Pénalités de retard
Les conditions de règlement et les pénalités doivent être prévues avant le retard de paiement.
PDF par email
Le PDF reste courant aujourd'hui, mais il ne suffit pas toujours dans le cadre de la réforme.
Ces situations ne changent pas votre statut, mais elles modifient souvent la formulation de la facture, les délais ou les justificatifs à conserver.