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Plateforme agréée : laquelle choisir en micro-entreprise ?

3 juillet 2026
Plateforme agréée : laquelle choisir en micro-entreprise ?
Pour être en règle avec la facturation électronique, vous devrez passer par une plateforme agréée (PA) — l'ex-« PDP » — ou par un logiciel adossé à une telle plateforme. Le portail public gratuit de l'État ayant été recentré sur un rôle d'annuaire, il n'existe plus d'option « 100 % gratuite État » : voici comment choisir.

PA, SC, PPF : le strict nécessaire

Trois sigles reviennent partout, et ils suffisent à perdre n'importe qui. Voici l'essentiel, sans jargon.

Une plateforme agréée (PA) est un opérateur privé immatriculé par l'administration fiscale (la DGFiP) pour émettre, recevoir et transmettre vos factures électroniques ainsi que les données qui vont avec. C'est le nouveau nom officiel de ce qu'on appelait jusqu'ici une « PDP » (plateforme de dématérialisation partenaire) : si vous lisez « PDP » quelque part, lisez « PA », c'est exactement la même chose.

Une solution compatible (SC), ex-« OD » (opérateur de dématérialisation), est un logiciel qui crée et gère vos factures, mais qui s'appuie sur une plateforme agréée pour la transmission officielle. En clair : la SC est l'outil du quotidien, la PA est le tuyau réglementaire.

Le PPF, enfin, est le portail public de facturation. Retenez seulement qu'il ne joue plus qu'un rôle d'annuaire et de concentrateur de données pour l'État — il ne sert pas de plateforme d'émission grand public. On y revient plus bas, car c'est ce qui change tout.

Faut-il vraiment choisir une plateforme ?

Oui. Il n'y a pas d'option « je ne fais rien ». À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises, y compris les micro-entreprises, doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques. Et pour la micro-entreprise, l'obligation d'en émettre arrive au 1er septembre 2027. Dans les deux cas, vous devrez être raccordé à une plateforme agréée — soit directement, soit via une solution compatible adossée à une PA.

Concrètement, un simple PDF envoyé par email ne suffira plus. Sans plateforme (ou logiciel adossé à une plateforme), vous ne pourrez ni recevoir vos factures fournisseurs dans les règles, ni transmettre les vôtres. Le choix n'est donc pas « faut-il une plateforme », mais « laquelle ». Pour situer tout cela dans le temps, consultez le calendrier complet de la réforme.

Gratuit ou payant ? La fin du portail public

C'est la question qui revient le plus, et la réponse a changé. Au départ, l'État prévoyait un portail public gratuit qui aurait permis à tout le monde d'émettre ses factures sans payer. Ce volet a été abandonné : depuis l'automne 2024, le PPF a été recentré sur deux missions seulement — servir d'annuaire (pour aiguiller les factures vers la bonne plateforme) et de concentrateur (pour transmettre les données à l'administration). Ce recentrage a été confirmé par la loi de finances pour 2025.

Conséquence directe pour vous : il n'existe plus d'offre publique gratuite pour émettre vos factures. Il faut passer par une solution privée. La bonne nouvelle, c'est que la plupart des logiciels de facturation intègrent désormais une plateforme agréée ou s'y adossent, et que la facturation électronique y est souvent incluse dans l'abonnement plutôt que facturée à part. Les tarifs varient d'un éditeur à l'autre : plutôt que de courir après un prix précis, regardez ce qui est déjà compris dans l'outil que vous utilisez (ou comptez utiliser).

Comment choisir quand on est seul

L'administration a publié une liste officielle de plateformes agréées — plus d'une centaine (101 opérateurs dans la première liste rendue publique). De quoi donner le vertige quand on gère son activité tout seul. Trois critères simples suffisent à trancher.

1. Est-elle bien agréée ? Vérifiez que le nom figure sur la liste officielle de la DGFiP. Une plateforme y est immatriculée pour trois ans renouvelables : c'est le gage qu'elle répond aux exigences techniques et de sécurité. Méfiez-vous de toute solution qui promet la conformité sans être sur cette liste (ni adossée à une plateforme qui y figure).

2. Gère-t-elle tout votre cas d'usage ? Si vous vendez à des particuliers, vous aurez aussi de l'e-reporting (la transmission des données de vos ventes) à assurer. Vérifiez que l'outil le prend en charge, pas seulement les factures entre professionnels.

3. Est-elle simple pour un non-technicien ? Vous ne devez pas avoir à comprendre les formats (comme le Factur-X) : le bon outil les gère en arrière-plan. Vous remplissez votre facture, il produit le fichier conforme.

En pratique, le plus simple pour un micro-entrepreneur n'est pas de choisir une plateforme « nue », mais un logiciel de facturation pensé pour votre profil, déjà relié à une plateforme agréée. C'est la logique d'une solution compatible : un outil comme Eikio gère la conformité pour vous, sans que vous ayez à manipuler quoi que ce soit de technique. Pour le cadre général, revenez au dossier facturation électronique.

Les questions fréquentes

Quelle différence entre PDP et PA ? Aucune sur le fond. « Plateforme agréée » (PA) est simplement le nouveau nom officiel de la « PDP ». Les deux désignent le même type d'opérateur immatriculé par la DGFiP.

Le portail public est-il gratuit ? Il n'émet ni ne reçoit plus de factures pour vous. Il ne reste qu'un annuaire et un concentrateur de données : il n'y a donc plus d'offre publique gratuite pour émettre vos factures.

Une solution compatible suffit-elle ? Oui, à condition qu'elle soit adossée à une plateforme agréée. C'est cette PA qui assure la transmission officielle ; la solution compatible s'occupe de la partie facturation au quotidien.

Dois-je choisir avant septembre 2026 ? Oui. Dès le 1er septembre 2026, vous devez pouvoir recevoir des factures électroniques. Mieux vaut être équipé avant cette date, même si votre obligation d'émettre n'arrive qu'au 1er septembre 2027.

Luisa Bertin - Expert Web

Luisa Bertin

Expert Web

Spécialiste en développement web et marketing digital

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